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Quand une personne se confie à vous

Si une personne vous confie avoir subi une agression sexuelle, votre première réaction compte. Vous n’avez pas besoin d’être spécialiste. Ce qu’il faut, c’est l’écouter, la croire et la laisser décider de la suite.

Contenu révisé en septembre 2026

Votre première réaction

Souvent, une personne qui a subi une agression sexuelle se confie à des proches bien avant d’en parler à la police, à des médecins ou à des thérapeutes, si elle en parle à qui que ce soit. La réaction de la première personne à qui elle se confie peut l’encourager à chercher de l’aide de nouveau, ou l’en dissuader.

  • Écoutez. Laissez la personne en dire autant ou aussi peu qu’elle le souhaite.
  • Croyez-la, et dites-le-lui : Je te crois.
  • Dites-lui que ce n’était pas sa faute, peu importe ce qu’elle portait, ce qu’elle avait bu ou ce qu’elle avait fait.
  • Remerciez-la de vous avoir fait confiance.
  • Demandez-lui ce dont elle a besoin maintenant : Qu’est-ce qui t’aiderait?
  • Laissez-la prendre les décisions. Proposez des options, sans insister.

Ce qu’il faut dire et ce qu’il faut éviter

Ce qui aide

  • «  Je te crois.  »
  • «  Ce n’est pas ta faute.  »
  • «  Merci de m’en avoir parlé.  »
  • «  Je suis là pour toi.  »
  • «  De quoi as-tu besoin en ce moment?  »
  • «  Peu importe ce que tu décides, je te soutiens.  »

Ce qu’il faut éviter

  • «  Tu ne te trompes pas?  »
  • «  Pourquoi tu n’as pas essayé de partir ou de te défendre?  »
  • «  Qu’est-ce que tu portais? Tu avais bu combien?  »
  • «  Il faut que tu portes plainte.  »
  • «  Je vais retrouver la personne qui t’a fait ça.  »
  • «  Essaie simplement d’oublier ça.  »

Les questions qui commencent par pourquoi peuvent être perçues comme un reproche, même si ce n’est pas votre intention. Aller affronter la personne qui a causé du tort peut mettre tout le monde en danger. Et en parler à d’autres sans permission, c’est retirer à une personne le contrôle qu’on vient tout juste de lui enlever.

Aider la personne à connaître ses options

Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses. Vous pouvez aider la personne à découvrir les ressources offertes, et l’accompagner si elle le souhaite.

  • Des soins médicaux, même si elle hésite à faire un signalement. Certains soins sont plus efficaces dans les heures ou les jours qui suivent l’agression. En savoir plus sur les soins médicaux.
  • Un centre d’aide contre les agressions sexuelles ou une ligne d’aide, des services gratuits qui n’exigent pas de signalement à la police. Lignes d’aide.
  • Le signalement à la police, maintenant, plus tard ou pas du tout. C’est à elle de choisir. En savoir plus sur le signalement.
  • Un soutien psychologique, maintenant ou plus tard.

Si la personne est en danger en ce moment, ou gravement blessée, composez le 9-1-1. Au Nunavut, où le 9-1-1 n’existe pas, appelez la GRC en composant les trois premiers chiffres du numéro de téléphone local, suivis de 1111 (à Iqaluit, le 979-1111). Pour une ambulance, appelez le service d’incendie et d’ambulance de votre collectivité (à Iqaluit, le 979-4422).

Si la personne est un enfant ou un ado

Si un enfant ou un ado vous confie avoir été victime de maltraitance, restez calme, écoutez et dites-lui que se confier à vous était la bonne chose à faire. Ne lui promettez pas de garder le secret et ne l’interrogez pas en détail. C’est le rôle de personnes formées pour cela.

Chaque province et chaque territoire a une loi qui oblige à signaler un enfant qui pourrait avoir besoin de protection, par exemple un enfant maltraité par un parent ou une personne qui en a la garde, ou un enfant que les personnes qui s’en occupent ne protègent pas. Certaines provinces vont plus loin et exigent le signalement de toute agression sexuelle contre un enfant. Le signalement se fait habituellement auprès du service de protection de l’enfance de votre région; à certains endroits, la police peut aussi le recevoir. Vous n’avez pas besoin de preuves.

L’âge visé varie (moins de 16, 18 ou 19 ans) et, en Ontario, l’obligation ne s’applique pas aux jeunes de 16 et 17 ans. Si vous ne savez pas ce qui s’applique dans votre cas, appelez le service de protection de l’enfance de votre région pour vous renseigner.

Que faire si votre enfant se confie à vous

Soutenir la personne au fil du temps

  • Prenez de ses nouvelles des jours, des semaines et des mois plus tard. Le rétablissement ne se fait pas en ligne droite.
  • Attendez-vous à des réactions variées : la personne peut ne plus rien ressentir, éprouver de la colère ou de la peur, avoir du mal à dormir, revivre soudainement des moments de l’agression ou sembler aller tout à fait bien. Ce sont toutes des réactions normales à un traumatisme.
  • Respectez son rythme, et ne lui fixez pas de délai pour s’en remettre.
  • Encouragez-la à obtenir du soutien professionnel, sans le lui imposer.

Prenez soin de vous aussi

Entendre parler de violence sexuelle est difficile, surtout quand cela touche une personne que vous aimez ou que cela vous rappelle ce que vous avez vous-même vécu. Beaucoup de centres d’aide contre les agressions sexuelles offrent aussi du soutien aux proches. Vous pouvez parler de ce que vous ressentez à quelqu’un sans révéler l’identité de l’autre personne.

Sources

  1. Canada’s child protection laws: 2023 cross-jurisdictional review, executive summary (version anglaise). Santé Canada.
  2. Duty to report child sexual abuse, by province and territory, à jour en avril 2020 (en anglais). Centre canadien de protection de l’enfance (Cybertip.ca).
  3. Tips for calling the Nunavut RCMP for emergencies (en anglais). GRC au Nunavut, 12 décembre 2025.
  4. Emergency Services (en anglais). Ville d’Iqaluit.
  5. Obtenir de l’aide. L’Association canadienne contre la violence sexuelle.

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